La routine du dodo
La meilleure façon de prévenir, tant les terreurs nocturnes que les cauchemars, réside dans la routine du dodo.
- S'assurer que l'enfant dort suffisamment. Si nécessaire - et si possible -, intégrez une sieste d'après-midi.
- Établissez un horaire régulier de coucher et de réveil.
- Précédez l'heure du coucher d'activités calmantes, comme un bain, un petit massage, de la musique douce ou une histoire. Évidemment, on évite les histoires mettant en vedette les monstres, fantômes et sorcières!
- Évitez la télévision en soirée, puisqu'elle stimule le cerveau et ne favorise pas le sommeil.
Si l'enfant a peur des monstres, on lui montre qu'il n'y en a aucun sous le lit ni dans la garde-robe. On peut aussi utiliser des objets de «rassurance», par exemple, une veilleuse ou un toutou. Dites toujours à l'enfant que vous êtes tout près et que vous veillerez à sa sécurité toute la nuit. Laisser la porte de sa chambre ouverte peut également le rassurer.
Doit-on s'inquiéter?
Les terreurs nocturnes tout comme les cauchemars ne doivent pas être interprétés comme étant quelque chose de grave. Si l'enfant a un problème, à long terme, il sera possible de le remarquer dans d'autres aspects de sa vie. Il ne faut pas oublier que faire un cauchemar de temps en temps est tout à fait normal. C'est la répétition des cauchemars qui peut représenter un problème. Ceux-ci sont plus inquiétants lorsqu'ils sont répétitifs, puisqu'ils reflètent les événements stressants vécus par l'enfant. Pareil pour les terreurs nocturnes, beaucoup d'enfants en vivent occasionnellement dans les premières années de leur vie. Par contre, si les crises sont très fréquentes et durent longtemps, il vaut mieux en parler au pédiatre ou à votre médecin de famille. Dans les deux cas, on consulte si le trouble est majeur et récurrent.
Saviez-vous que...
Lors d'une terreur nocturne, même s'il a les yeux ouverts et qu'il a l'air terrorisé, l'enfant est toujours endormi?
Merci à Evelyne Martello, infirmière clinicienne, responsable de la Clinique du sommeil au Centre de développement du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et auteure de Enfin je dors... et mes parents aussi.

