Perdre son travail, c’est un deuil. Mais pour ceux et celles qui savent en tirer parti, c’est aussi une renaissance. Voici quatre règles d’or pour surmonter cette épreuve.
Une mise à pied, c'est l'un des plus grands stress que l'on puisse vivre. «Un emploi représente beaucoup plus que la paie du jeudi. En le perdant, on dit souvent adieu à bien des projets: des perspectives d'avancement, l'achat d'une maison, un certain mode de vie, des contacts, un statut social, des habitudes. «Et puis, le sentiment de sécurité associé à un revenu fixe, explique Sylvie Boucher, psychologue au Centre d'aide au développement personnel, à Montréal. D'où une bousculade de sentiments, tout à fait normaux, comme la peine, la colère, le regret, un sentiment d'injustice... Des émotions semblables à celles qu'on ressent au moment d'un deuil.»
Règle no 1: s'exprimer et passer à une autre étapeIl ne faut pas nier les sentiments négatifs qui nous envahissent. La poussière qu'on accumule sous le tapis finit en effet par nous faire trébucher. Pleurer, exprimer sa colère, sa frustration, sa peine, ça fait du bien. Du moins pour un temps.
Ensuite, il faut choisir son camp. Est-ce qu'on veut perdre ou gagner? Ou bien, on se cramponne à la catastrophe et on n'avance plus - ce qui serait dommage - ou bien, on tire le maximum de cet événement douloureux. On passe à une autre étape, on essaie autre chose, on réalise d'autres rêves. «C'est, à mon avis, le meilleur choix, poursuit Sylvie Boucher. Ce qui ne veut pas dire de nier ses émotions. Mais après avoir pleuré, on se mouche, on retrousse ses manches et on en tire quelque chose de bon. Évidemment, la vie n'est pas un long fleuve tranquille. La route monte et descend. Il y a des jours où on se sent invincible parce qu'on a rédigé trois demandes d'emploi. Puis, le lendemain, il fait gris, on reçoit trois refus et on replonge au creux de la vague. Mais l'essentiel, c'est de garder le cap.»
Règle no 2: avoir confiance en soi malgré l'épreuveDeuxième grand principe: ne jamais, ô grand jamais, abandonner son estime de soi. «C'est fondamental, ajoute la psychologue. Perdre ça, c'est perdre le moteur qui nous permet de surnager en période de grande fragilité. Qu'auriez-vous pu faire pour éviter le pire? Trouver un nouvel emploi convenable est difficile, mais ne vous laissez pas abattre par les refus.» Oui, vous trouverez le poste qui correspond à vos talents et à vos aspirations. Ce n'est probablement qu'une question de temps.

