Règle no 3: faire son bilan
De nos jours, le marché du travail change à la vitesse grand V: restructurations, fusions et exigences de rentabilité dictent leurs lois. Il arrive pourtant, rarement il est vrai, qu'on soit renvoyé pour cause d'insubordination, de retards chroniques, de performance insuffisante. «Dans ce cas, il faut remettre en question ses comportements. Sans doute cette attitude traduisait-elle un inconfort. Ce milieu était-il réellement fait pour vous?»
Quand on est mis à pied pour cause de restructuration ou de faillite, cela n'a rien à voir avec soi. On passe tout bêtement au moulin, avec les autres. Une libération, pour certains. Une catastrophe, pour d'autres. Après avoir essuyé vos larmes, il faut vous questionner: qu'est-ce que vous aimiez dans cet emploi, qu'est-ce que vous n'aimiez pas, quels changements souhaitez-vous la prochaine fois (horaires, mandat, responsabilités, etc.)? Demandez-vous quelles sont vos véritables priorités? N'oubliez pas que vous êtes beaucoup plus que votre travail.
«Un bon emploi, c'est un peu comme un mariage. Vous offrez vos services à un employeur, qui va juger si vous lui convenez. Mais vous aussi, vous devez décider si l'aventure vous sourit», prévient Sylvie Boucher. Faire un mauvais choix pour payer l'hypothèque ne règle rien à long terme. Peut-être devriez-vous passer de directeur à directeur à adjoint, pour voir grandir vos enfants. Ou bien travailler à temps partiel et vous épanouir dans une activité que vous aimez. La perte d'un emploi fournit l'occasion d'un sérieux bilan, parfois douloureux, toujours bénéfique.»
Règle no 4: chercher de l'aide et du soutien
«Cherchez tout le soutien dont vous avez besoin, ajoute enfin la psychologue. Auprès de votre famille, de vos amis et parfois même de votre ex-employeur, qui peut vous aider dans le cas d'un renvoi massif.» Les centres de recherche d'emploi sont également là pour vous épauler.
Misez tout sur vous. Vous le valez bien!

