Tirer partie de ses faiblesses
On peut aussi apprendre à tirer profit de nos «faiblesses» pour s'en faire des alliées.
«Si on est timide, on sera fort à l'aise et performant dans les professions qui exigent de la minutie, de la concentration et une écoute attentive, mentionne Anne-Geneviève Gérard. Personne ne remarquera notre lacune. Par contre, si on opte pour un emploi qui exige beaucoup d'entregent, notre timidité ne passera pas inaperçue. Il faut respecter ses limites. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut rien changer. Les timides amélioreront leur estime d'eux-mêmes s'ils apprennent à reconnaître leurs points forts et acceptent qu'on souligne leurs qualités et leurs bons coups, eux qui ont tendance à les minimiser en les mettant sur le compte de la chance ou du hasard. Plus ils gagneront de confiance, plus ils prendront leur place.»
Rachelle, pour sa part, a décidé de retourner sur les bancs d'école pour parfaire sa formation. «Au bureau, je jalousais une collègue qui était cadre aux ressources humaines. Finalement, je me suis rendu compte que, au fond, c'est son travail que j'enviais. J'ai aussi réalisé que j'avais les qualités requises pour occuper un tel poste, mais pas la formation. Alors, je me suis inscrite à l'université.»
Laure, quant à elle, a une quinzaine de kilos en trop. «Dans notre société, l'obésité est plutôt mal vue, dit-elle. Je sais pertinemment que certains postes où le physique prime me seront refusés. Pendant longtemps, j'en ai voulu au monde entier. Et puis, à l'aube de la trentaine, j'ai décidé de me prendre en main. Je suis sociable et il n'était pas question que je travaille toute ma vie isolée entre quatre murs. Je suis allée cogner à de nombreuses portes en faisant valoir ma bonne humeur, mon enthousiasme, mes habiletés de communicatrice, mes compétences. Finalement, mes efforts ont porté leurs fruits. Depuis deux ans, j'occupe un poste de coordonnatrice dans un centre d'entraide. Je me sens comme un poisson dans l'eau.»

