Plusieurs facteurs contribuent à maintenir l'inquiétude des hypocondriaques. Le cercle vicieux classique: les hypocondriaques centrent toute leur attention sur leur corps, ce qui les amène à ressentir les sensations physiques de façon plus intense qu'elles ne le seraient normalement. Puisqu'ils interprètent ces symptômes comme le signe d'une maladie grave, leur anxiété s'accroît et provoque de nouveaux symptômes.

Les visites médicales à outrance ont aussi un effet pervers. Les consultations excessives de la personne augmentent les chances qu'on lui propose des prescriptions de médicaments visant à soulager ses symptômes, mais qui entraînent aussi des effets secondaires. De nouveaux symptômes apparaissent alors, qui sont évidemment source d'inquiétude, et ainsi de suite.

Les hypocondriaques peuvent avec le temps épuiser leur entourage et les professionnels de la santé avec leurs perpétuelles inquiétudes, puisqu'il est souvent très difficile de les rassurer. Ils finissent par ne plus se sentir écoutés. Pour certains, cela devient un combat afin de prouver qu'ils ont une maladie. Puisque, pour eux, tout tourne autour de la maladie, bien des hypocondriaques n'arrivent plus à se concentrer au travail et voient leur réseau social s'effriter. Dans certains cas, l'hypocondrie va mener à la dépression.