La thérapie cognitivo-comportementale peut aider les personnes hypocondriaques, car elle vise principalement à remettre en question les fausses croyances et à tester certaines d'entre elles dans la réalité.

Le psychologue aidera aussi le client à diminuer le nombre de comportements de rassurance qui, au bout du compte, n'apportent qu'un soulagement temporaire de l'anxiété. Des exemples: diminuer les consultations médicales excessives, les recherches sur Internet ou dans des revues médicales, etc.

La personne hypocondriaque est aussi amenée à visualiser ce qu'est la maladie et à écrire quelles sont ses peurs. Il s'agit ici d'habituer tranquillement la personne au contenu de ses peurs, afin de les atténuer.

Finalement, la thérapie permet à l'hypocondriaque de développer des techniques afin de détacher graduellement ses pensées de la maladie et ainsi écourter la durée de ses pensées obsessionnelles sur la maladie.

Ces traitements ont démontré leur efficacité. La difficulté dans le traitement de l'hypocondrie est que de nombreux patients abandonnent la thérapie en cours de route quand on leur dit que leur problème est psychologique et non physique.

Saviez-vous que...

Certains chercheurs croient que l'hypocondrie pourrait être «apprise» dans l'enfance, auprès de parents réagissant avec excès à la maladie.