En pratique, l'enfant se souille souvent plusieurs fois par jour. Il peut avoir mal au ventre, être ballonné, perdre l'appétit et être de mauvaise humeur. À l'incontinence fécale peut s'ajouter l'incontinence urinaire. Autrement dit, l'enfant fait aussi pipi dans ses sous-vêtements.

L'encoprésie est plus fréquente chez les garçons que chez les filles. Dans la plupart des cas, l'encoprésie est associée à une constipation de longue date. L'enfant qui retient ses selles et qui n'évacue pas aussi souvent qu'il le devrait peut devenir encoprétique. L'accumulation de selles dures distend l'intestin et le rectum. Celui-ci perd sa capacité à retenir les selles plus molles qui glissent alors autour des bouchons de selles dures (fécalomes). L'enfant dont l'intestin est ainsi étiré ne ressent plus l'envie et perd involontairement ses selles.

Psychologie et encoprésie
Une cause psychologique unique est rare. Toutefois, certains facteurs psychologiques et familiaux peuvent contribuer à l'encoprésie: éducation à la propreté trop précoce ou forcée, bouleversements dans la vie de l'enfant, abus physiques ou sexuels. L'encoprésie est plus fréquente chez les enfants avec un déficit d'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou avec retard du développement.

Les répercussions psychologiques de l'encoprésie peuvent être importantes: conflits familiaux, rejet social, faible estime de soi et sentiments de culpabilité. Les sources de frustrations parentales sont nombreuses: l'enfant nie le problème parce qu'il a honte ou a peur d'être puni; il lui arrive de mentir et de cacher ses sous-vêtements. Même si son entourage en est incommodé, lui-même ne perçoit plus l'odeur des selles. Il garde longtemps sur lui son sous-vêtement souillé. Il se dit incapable de se retenir.