Il n'y a pas de limites quant aux instruments qui peuvent être utilisés en musicothérapie, ni aux styles musicaux - rock et heavy metal compris! En fait, ce n'est pas tant le style qui a une vertu thérapeutique que ce que le client en fait. Ainsi, le musicothérapeute personnalise chacune des séances en fonction des intérêts et des limites de sa clientèle.

Deux approches sont préconisées
1- La musicothérapie active, qui favorise l'expression de soi. On utilise des techniques d'intervention comme jouer d'un instrument de façon improvisée, chanter, composer des chansons ou bouger au rythme de la musique. Les séances se déroulent en tête-à-tête avec le musicothérapeute ou en groupe, habituellement dans des salles aérées, où il y a suffisamment d'espace pour les mouvements. Cependant, certaines personnes n'ont pas la capacité de participer à une musicothérapie active. On opte alors pour l'autre approche.

2- La musicothérapie réceptive (écouter de la musique), qui peut faire surgir des émotions, stimuler la créativité, puis accroître la concentration et la mémoire. Lors d'une séance, le musicothérapeute, après une chanson de «bonjour», invite le participant à choisir un instrument de musique (les percussions sont souvent utilisées étant donné la non-nécessité de connaître la musique pour en jouer) et à improviser avec lui. Encadré et encouragé par le musicothérapeute, le participant se laisse aller à une improvisation vocale (chant, sons, etc.) et instrumentale, de façon spontanée et sans structure préétablie. L'objectif est simple: permettre à la personne d'exprimer librement ce qu'elle ressent par la musique et les mouvements.