Refus de manger ou de goûter certains aliments, les troubles alimentaires n’épargnent pas les enfants. Regard sur les difficultés d’alimentation des nourrissons et des jeunes d’âge préscolaire.
Les troubles alimentaires n'épargnent pas les enfants et les bébés. Décrits comme un problème qui nuit au processus d'alimentation normal, ils toucheraient de façon mineure de 25% à 40% des nourrissons et des enfants d'âge préscolaire et de 40% à 70% des enfants prématurés ou atteints de maladies chroniques, selon la documentation médicale. Des chiffres qui seraient sous-estimés, d'après le Dr Glenn Berall. Le directeur médical de la clinique des troubles de l'alimentation du Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital, à Toronto, rapporte que de 60% à 70% des parents d'enfants physiquement bien portants avaient déclaré dans des sondages que leur progéniture présentait des difficultés d'alimentation.
Le fait qu'il n'existe pas de définition standardisée pour décrire les troubles de l'alimentation chez les jeunes enfants contribue à maintenir la confusion. Mais en général, on parle de problèmes nutritionnels quand un enfant mange très peu ou un nombre limité d'aliments, refuse de goûter de nouvelles choses, perturbe le moment des repas ou montre peu d'intérêt pour le contenu de son assiette.
Les causes des troubles alimentaires
Si elles ne sont pas le fait de caprices d'un enfant gâté, les difficultés nutritionnelles peuvent être causées par des facteurs physiologiques, dont l'intolérance au lactose et les allergies aux protéines de lait, la présence de reflux gastro-œsophagien, un manque d'appétit, une immaturité du système digestif, un retard de la vidange gastrique, la présence d'une hyper ou d'une hyposensibilité (aux goûts, aux textures, à la température, aux odeurs ou à l'aspect des aliments), une mycose affectant la bouche (muguet ou candida), une anomalie physique, des troubles neurodéveloppementaux ou une maladie métabolique.
D'autres facteurs possibles sont des problèmes psychologiques ou comportementaux, comme la recherche d'autonomie et les interactions négatives entre la mère et l'enfant.

