Le trouble mixte d'évitement alimentaire avec trouble affectif primaire

Dans le quatrième groupe, on retrouve les enfants chez qui un trouble émotionnel (anxiété, humeur triste, dépression) est responsable de l'évitement alimentaire. Le poids n'est pas une préoccupation, mais l'évitement alimentaire est constant. Même en voulant prendre du poids, ces enfants n'arrivent pas à combler leurs besoins caloriques quotidiens.

La résolution de cette difficulté alimentaire passe par la prise en charge psychologique.

L'évitement alimentaire et la répercussion sur le poids

Ces quatre groupes ont au moins deux points en commun: l'évitement alimentaire et sa répercussion sur le poids (perte ou stagnation). Les troubles alimentaires à début précoce interpellent particulièrement le pédiatre à cause des répercussions qu'ils peuvent avoir sur la croissance, à cette période cruciale de la vie qui mène à la puberté. L'adulte en devenir risque d'en souffrir les conséquences toute sa vie durant.

La prise en charge de ces problématiques alimentaires nécessite un suivi médical régulier et, dans bien des cas, une équipe multidisciplinaire de soignants. On vise bien sûr la reprise de bonnes habitudes alimentaires. Il est important que ces patientes puissent se libérer d'une difficulté majeure qui les empêche de s'épanouir et de se développer, physiquement et psychiquement.

L'anorexie à début précoce est de loin l'entité la plus compliquée, la plus longue à suivre et celle dont le pronostic est le plus incertain. Lorsque les patientes sont hospitalisées, il est souhaitable qu'elles se retrouvent dans une unité de soins appropriée à leur état: il faudrait éviter, autant que possible, qu'elles soient en compagnie d'adolescentes anorexiques.

  

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