La maltraitance vécue en très bas âge (abus sexuel, abus physique, violence familiale, négligence) et lors de la grossesse (consommation d'alcool, de drogue, malnutrition, etc.) joue un rôle important sur le niveau d'adaptation à l'adolescence et la santé mentale à l'âge adulte. Selon Chamberland et al. (2007), il existerait des liens entre le fait de subir des mauvais traitements et le développement de divers troubles mentaux à l'âge adulte. Être victime de maltraitance serait donc un déterminant de la santé mentale.

D'autre part, des recherches réalisées au Québec révèlent qu'entre 16 et 24% des enfants ayant fait l'objet d'un signalement ont un parent atteint de trouble mental (Boily et al. 2006). Les impacts possibles des problèmes de santé mentale du parent sur ses compétences parentales (sécurité et développement de l'enfant) constituent donc une question d'importance pour le DPJ.

Le premier défi réside dans l'évaluation des capacités parentales de la mère ou du père aux prises avec un problème de santé mentale ou atteint d'un trouble mental. Le second: mettre en place une intervention concertée tenant compte à la fois des besoins de l'enfant et des besoins du parent lorsque son état de santé mentale nuit à l'exercice de son rôle parental.