Une nouvelle année débute et avec elle vient le temps de prendre des résolutions. Quelle sera la vôtre en 2008? Perdre cinq kilos, arrêter de fumer, être plus écolo? Attendez avant de choisir, car les conseils du psychologue Pierre Faubert pourraient vous aider à mieux les tenir!
D'où vient notre besoin de prendre des résolutions au Nouvel An?
Pierre Faubert - La signification du Nouvel An remonte à très loin. Déjà à l'époque romaine, janvier était déjà le mois du dieu Janus, le dieu du passage à la nouvelle année. Il représentait le passé et l'avenir. Je crois que le besoin de se renouveler est inscrit dans notre inconscient collectif. La date du 1er janvier est surtout symbolique.
Les résolutions ont-elles encore la cote?
PF - J'ai l'impression qu'elles sont de moins en moins prises au sérieux. Le problème, c'est que c'est trop devenu un phénomène de masse, comme s'il fallait absolument se trouver une résolution pour le 1er janvier. Ça explique d'ailleurs pourquoi beaucoup de personnes ne parviennent pas à les tenir.
PF - Les résolutions sont très souvent axées sur la santé: perdre du poids, faire du sport, arrêter de fumer, etc. Parmi les autres résolutions qui reviennent souvent, celles de passer plus de temps avec sa famille, d'éliminer ses dettes et d'être plus organisé. Les résolutions sont davantage dans l'être que dans l'avoir. C'est aussi relié à la personnalité des gens et à leur âge.
Qu'est-ce qui nous empêche de tenir nos résolutions?
PF - Selon les statistiques, plus de 25 % des gens abandonnent en dedans de 15 semaines. À mon avis, c'est très optimiste, parce qu'ils sont plus nombreux que ça. Le problème est que les résolutions sont prises de façon trop spontanée. Il faudrait parler davantage de «projet». Et un projet, normalement, ça se planifie. Souvent, aussi, les résolutions sont influencées par l'entourage, alors qu'une vraie résolution doit venir de l'intérieur. Ça demande un temps de réflexion et une connaissance de soi.

