Nathalie est sociable, enjouée et super efficace. Tout le monde l'adore. «J'aimerais donc être comme elle!» pensent plusieurs personnes de son entourage. Bien sûr, ce n'est ni possible ni souhaitable.

«Beaucoup de gens ont tendance à vouloir être à l'image de quelqu'un d'autre, constate Anne-Geneviève Gérard. Or, la façon la plus sûre de se sous-estimer, c'est de se comparer, d'oublier ses capacités pour se concentrer sur celles qu'on n'a pas. Si on se connaissait mieux, on verrait qu'on possède certaines des facettes qu'on envie chez les autres - et plus encore - et qui ne demandent qu'à s'épanouir.»

Donc, pour tirer profit de ce qu'on a, il faut d'abord découvrir qui on est. Comment y arriver? En dressant d'abord une liste style «crédit-débit» de ce qu'on perçoit chez soi comme des points forts et des points faibles. Pour les identifier plus facilement, on passe attentivement nos comportements et nos réactions en revue. À la limite, on peut noter soigneusement pendant une semaine les situations où on s'est sentie en plein possession de ses moyens et celles où on a été moins à l'aise.

On s'interroge aussi avec lucidité: Qui suis-je? Quelles sont mes forces et mes habiletés? Qu'est-ce que je sais faire de mieux? Qu'est-ce que j'aimerais changer ou améliorer? Est-ce que je préfère le travail en solitaire ou en groupe? Suis-je discipliné ou indomptable? Suis-je une personne perfectionniste ou expéditive? Rêveuse ou réaliste? Quel type de partenaires je souhaite dans ma vie? Est-ce que je m'affirme de manière appropriée? Est-ce que mes relations professionnelles, sociales, amoureuses me satisfont?