Notre «belle province» détient le deuxième plus haut taux de suicide après la Finlande. Triste classement! Si quatre personnes réussissent à s'enlever la vie tous les jours au Québec, c'est que vingt autres ont essayé et cent autres y ont songé. Cela fait beaucoup de nuages sombres au-dessus de nos têtes.

Vendredi 15 heures: dernier rendez-vous de la semaine... Mathieu, 17 ans,  se présente en piteux état au rendez-vous planifié. Voilà 5 jours que ses parents l'ont mis à la porte: encore une fois, il a brisé sa promesse de ne plus consommer d'ecstasy. Ses parents, à bout de ressources, ont finalement exécuté la menace qu'ils laissaient planer depuis des années. Comme il a accueilli cette décision avec frustration, Mathieu en a profité pour se payer un dernier party d'enfer avec ses chums en mélangeant toutes sortes de drogues et d'alcool. Aujourd'hui, les lumières se rallument sur sa vie et ce que Mathieu voit le jette par terre: la dépression qu'il voulait masquer en consommant le rattrape de plein fouet. Tout ce qu'il veut maintenant c'est mourir pour cesser enfin de souffrir.

Dépression majeure chez les adolescents

Au Québec, la dépression majeure fait de plus en plus partie du portrait clinique des adolescents: elle est présente chez 1% des jeunes de 12-15 ans et chez 7% des 15-18 ans. La consommation de drogues sert chez certain d'automédication visant à tenter de diminuer les symptômes liés à cette maladie.  Pour d'autres, une centaine de jeunes de moins de 19 ans, le suicide demeure chaque année la porte de sortie pour échapper à la détresse.