Agir sur son corps
C'est au cours des années quarante qu'on a commencé à étudier le biofeedback en laboratoire. Ces recherches ont permis de démontrer qu'à l'aide de certaines techniques, on peut agir sur des fonctions involontaires, comme l'activité cérébrale, le maintien de la température de la peau, la tension musculaire, la tension artérielle ou le pouls, autant d'activités influencées par le stress. Ce n'est que vers la fin des années soixante que l'on adoptait le terme biofeedback pour désigner ces techniques.
Comment fonctionne le biofeedback?
Le biofeedback permet de visualiser les tensions présentes dans le corps à l'aide d'appareils électroniques auxquels la personne est reliée. Selon l'état que l'on veut traiter, on peut ainsi mesurer la chaleur de la peau (biofeedback thermique), la tension musculaire (biofeedback électromyographique) ou la tension artérielle (biofeedback vasomoteur).
Plus encore, le neurofeedback (NFB), inspiré des principes du biofeedback et aussi appelé neurothérapie, neurobiofeedback ou biofeedback EEG (EEGBF), est une technique thérapeutique qui montre à l'utilisateur, en temps réel, l'activité de ses ondes cérébrales, mesurées par des électrodes placées sur son cuir chevelu.
Les mesures obtenues, peu importe comment, sont ensuite traduites dans une forme visible (ondes, signal lumineux ou signal sonore). On peut alors agir sur ces tensions et les diminuer à l'aide de techniques de relaxation.
Le nombre de séances nécessaires à l'assimilation du biofeedback varie selon les individus et l'état à traiter. Lorsque la technique est bien maîtrisée, on peut s'en servir à volonté dès les premiers symptômes de stress et sans l'aide des appareils qui ont servi à son apprentissage. En fait, c'est précisément cette capacité à généraliser l'apprentissage dans d'autres contextes de la vie courante, sans le recours aux appareils de rétroaction, qui est l'atout du biofeedback. Puisqu'on peut ainsi en reproduire les bienfaits au quotidien.

