La réorganisation

Lorsque notre enfant a une trisomie, peut-on vraiment parler d'acceptation? Nous voulions un enfant «comme les autres»... et «l'enfant rêvé» sera, à tout moment, susceptible d'être imaginé à nouveau... à 18 ans, à 25 ans, etc. On peut cependant se réorganiser en fonction des possibilités de l'enfant. On vit avec lui et on apprend à le connaître, l'éduquer et l'aimer. C'est ce que l'on appelle la réorganisation. Elle a pour base une reconnaissance réelle et réaliste des limites et des difficultés de l'enfant.

Les parents, notamment la mère, parviennent à cette étape après avoir vécu beaucoup de stress. Ils sont maintenant capables de prendre une certaine distance, ce qui leur permet d'avoir un tableau d'ensemble des besoins de l'enfant et de ceux de ses frères et sœurs. Leurs sentiments envers l'enfant se précisent. Ils entrevoient aussi leur vie familiale, avec des accommodements : rencontres de spécialistes, examens, observation de l'enfant, stimulation, etc.

Ce que ressent le parent à ces différentes étapes est tout à fait normal. Ce processus de deuil ne peut qu'être traversé et ce, en partageant le plus possible, entre autres avec nos proches.