Le processus du dodo chez les enfants de trois ans et plus peut vite se transformer en cauchemar pour les parents. Voici une technique pour vous aider.
Chaque soir, papa et maman prient pour qu'après la routine du bain, de l'histoire, de la chanson, du toutou et des câlins, l'enfant s'endorme enfin. Déception: cinq minutes plus tard, c'est parti: «Maman! J'ai soif! Papa! J'ai envie de pipi». La technique des deux billets pourrait bien les aider.
La séparation du soir est un moment très anxiogène pour la majorité des jeunes enfants: c'est la transition entre le jour et la nuit, entre la vie en famille et la solitude; c'est un moment également anxiogène pour les parents. Il faut avoir grandement confiance en la vie, confiance dans les personnes censées nous protéger, confiance aux serrures de la maison pour lâcher prise et se laisser glisser dans le sommeil. La nuit, nous sommes seuls, vulnérables, sans contact physique, sans contact verbal. Plus l'enfant se sentira impuissant, victime, plus il essaiera d'avoir son parent auprès de lui. Tous les moyens sont bons.
Un enfant anxieux, pour quelque raison que ce soit, cherche donc à protéger, par tous les stratagèmes possibles, le contact avec sa figure d'attachement. Il veut naïvement retarder le moment où il sera définitivement seul. Il n'hésite pas, le soir ou en pleine nuit, à provoquer la colère de ses parents: à tout prendre, mieux vaut un parent présent et en colère qu'un parent absent.
La technique des deux billets
Face à ces stratagèmes, le parent peut lui aussi user de petites ruses pour aider son enfant à mieux dormir. L'anxiété de l'enfant vient de sa conviction qu'il n'est pas capable de rester seul, qu'il n'a pas le pouvoir de se protéger, bref de gérer la situation. Il faut donc lui donner du contrôle, un contrôle positif et actif qui le sortira de son état de victime du méchant parent qui l'oblige à dormir! C'est la technique des deux billets.

