Éviter de dire ou de faire

Ceci dit, « mieux vaut ne rien faire que de faire quelque chose qui pourrait nuire à notre proche Â», estime la psychologue. Voici, selon elle et le Dr Bexton, ce qu'il faut à tout prix éviter de dire ou de faire:

  • Banaliser l'état de la personne ou, pire, le nier.
  • Éviter de culpabiliser la personne pour son état, ce qui lui imposerait une pression supplémentaire dont elle n'a pas besoin. On évite donc les reproches du type: « Tu ne fais pas d'efforts Â», « Qu'est-ce que les autres vont dire? Â», « On ne fait plus rien Â», etc.
  • Éviter de décourager la personne et de lui faire douter de ses choix ou de la compétence de son médecin. « Par exemple, même si on n'est pas d'accord avec l'utilisation des antidépresseurs, ce n'est pas le temps de donner son opinion Â», note Marie Bérubé. Celle-ci précise que la personne dépressive doit avoir confiance dans les soins qu'elle reçoit.
  • Ne pas amener la personne consulter un médecin ou un psychologue « par surprise Â». Il est préférable de lui proposer de l'accompagner et d'attendre que celle-ci se sente prête à y aller.
Aider sans s'épuiser

Dans son bureau, le Dr Brian Bexton a vu bien des aidants s'épuiser à force de vouloir « sauver Â» l'autre. « On peut aider, mais on ne peut pas devenir le thérapeute d'un proche ou d'un enfant qui fait une dépression Â», fait-il remarquer. Celui-ci ajoute que l'aidant doit être capable de mettre ses limites face aux demandes de l'autre, sans oublier de prendre du temps pour lui-même et de sortir de la maison, de temps en temps, pour se changer les idées. « Il ne faut pas hésiter à aller chercher  de l'aide extérieure, que ce soit auprès de spécialistes ou de groupes d'entraide Â», conclut-il.