Le deuil accompagne toutes les formes de pertes ou de changements importants. À l’adolescence, ces bouleversements du quotidien nécessitent une adaptation.
Le deuil est une douleur et le processus normal qui accompagne toutes les formes de pertes - décès d'une personne ou fin d'une relation amoureuse - ou de changements importants qui bouleversent le quotidien. Sa durée varie d'un individu à un autre. Elle n'est pas toujours proportionnelle à l'amour que l'on ressentait pour la personne qui est partie.
Le parcours du deuil est différent pour chacun. Certains ont l'impression de vivre plusieurs étapes simultanément ou encore dans un ordre différent de celui d'autres personnes qui vivent aussi le deuil. Des adolescents peuvent même avoir l'impression de faire un pas en arrière alors qu'ils croyaient aller mieux la veille. Vivre un deuil, c'est vivre les montagnes russes.
Pour ne pas perdre l'équilibre, pour continuer à fonctionner ou encore parce que d'autres personnes autour de lui ne vont pas bien, il se peut que le jeune remette son deuil à plus tard et continue ses activités quotidiennes comme si rien ne s'était passé. Chacun va à son propre rythme. Toutes les personnes ne vivent pas un deuil de la même façon ni avec la même intensité.
Les étapes du deuil
Le choc, la négation. «C'est impossible! Ce doit être un accident!» Devant la perte d'un proche par suicide, on peut avoir tendance à nier ce qui arrive. On ne veut pas croire que cela est vrai. Il est normal d'être sous le choc et de se sentir engourdi par la nouvelle. Des images parfois violentes et difficiles à gérer peuvent nous venir en tête.
L'incompréhension, le doute. «Pourquoi?» On cherche des explications, on essaie de comprendre le pourquoi. On se demande à qui est la faute et ce qui aurait pu être fait pour éviter cela. On aurait voulu une lettre, un mot d'adieu, et si on en a eu, ce n'est pas suffisant. Certaines questions restent sans réponse.
La colère. «Il n'avait pas le droit de me faire vivre ça, de m'abandonner!» À cette étape, on ressent beaucoup de colère, de frustration, et on a une impression d'injustice. On peut percevoir la perte de l'autre comme une trahison et un abandon. On peut avoir tendance à déplacer sa colère vers les amis et la famille. Être en colère, c'est normal. Par contre, agresser verbalement ou physiquement d'autres personnes n'est pas une façon acceptable de l'exprimer. Il faut parler!

