Les enfants de familles pauvres souffrent d’une santé fragile et d’un retard de croissance, peu importe leur lieu de naissance. Les Montréalais ne font pas exception, selon une étude publiée dans le numéro de septembre 2009 du Journal of Epidemiology and Community Health.
L'étude, menée par des chercheurs de l'Université de Montréal, montre que les enfants issus de familles dans le besoin sont plus petits que leurs pairs du même âge de familles mieux nanties. Plus précisément, une pauvreté continue au cours de la petite enfance serait liée à une plus petite taille chez les enfants entre deux ans et demi et quatre ans, même dans les pays industrialisés.
«Les enfants provenant de familles moins bien nanties qui ne peuvent combler leurs besoins essentiels risquent d'accuser un retard de croissance», souligne la Dre Louise Séguin, qui a supervisé la recherche de Zéphyre Ehounoux, étudiant en maîtrise au département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal. Elle ajoute que cette tendance s'avère lorsqu'on prend en compte les facteurs que constituent la taille de l'enfant à la naissance, le rang de naissance, la santé de la mère et son éducation.
Les chercheurs ont interrogé 1929 mères québécoises au sujet de la taille de leurs enfants et de leur situation économique à deux reprises. La première fois alors que les enfants étaient âgés de deux ans et demi, et la deuxième alors qu'ils avaient atteint l'âge de quatre ans. Ils ont également demandé aux mères si elles avaient manqué d'argent pour subvenir aux besoins essentiels de leurs enfants, c'est-à-dire pour la nourriture, le logement, le chauffage, les vêtements, les médicaments et le transport.

