Un médicament générique coûte généralement moins cher qu’un médicament breveté. La copie est-elle aussi efficace que l'original?
Ces questions sont légitimes et nombreux sont ceux qui se les posent.
La nouvelle molécule capable de soulager les symptômes d'une maladie appartient à la compagnie pharmaceutique qui la découvre... pourvu qu'elle la fasse breveter. La loi canadienne fixe la durée du brevet. Après, la molécule appartient au domaine public.
C'est alors qu'entrent en jeu les fabricants de médicaments génériques. Ils copient les originaux dans leurs propres laboratoires et les vendent ensuite beaucoup moins chers et sous un autre nom. Par exemple, les copies du Valium original, conçu par Roche, portent les noms de Diazepam®, Nu-Diazepam®, Alti-Diazepam® ou Apo-Diazepam®, selon le fabricant.
Pourquoi les médicaments génériques sont-ils moins chers?
Parce que la compagnie qui veut mettre au point une nouvelle molécule paye chercheurs et installations durant des années. Elle débourse jusqu'à des dizaines de millions de dollars avant même de vendre une seule pilule. Elle désire donc récupérer son investissement. Le brevet lui assure justement l'exclusivité des ventes jusqu'à son expiration. La compagnie se rembourse durant ces années d'exclusivité et engrange d'énormes profits, qu'elle réinvestit en partie dans la recherche d'autres molécules novatrices.
Le fabricant de génériques n'a pas les mêmes frais de départ. Il peut donc vendre beaucoup moins cher, mais ne se prive pas pour autant de généreux profits! L'industrie pharmaceutique est l'une des plus rentables de la planète.

