Réactions différentes au divorce des parents
Cette étude soulève la question des réactions d'un enfant au divorce de ses parents. Le divorce n'est pas qu'un événement isolé. Il est plutôt l'aboutissement d'un processus plus ou moins long qui a débuté bien avant l'éclatement du couple. Certes l'enfant réagit quand la séparation se concrétise mais il a aussi pris conscience du malaise et des conflits qui prévalaient avant la rupture et qui lui ont fait vivre bien des émotions. Les enfants ont toutes sortes de réactions face au divorce. Tristesse, colère, sentiment d'insécurité, peurs, anxiété, comportement régressif ou perturbateur, difficultés d'interactions sociales ou baisse du rendement scolaire sont autant de réactions parmi tant d'autres.
Plusieurs facteurs peuvent également moduler les réactions de l'enfant et son adaptation à la situation. Les garçons semblent être davantage dérangés par le divorce des parents. L'âge de l'enfant, son tempérament, son niveau de développement, ses réalisations personnelles, tout cela joue un rôle dans sa façon de réagir. Mais on ne peut oublier tous les facteurs extérieurs à l'enfant: le niveau de conflit entre les parents, leur état émotif et leur stabilité, les conséquences économiques d'un divorce, les changements engendrés au niveau de la résidence familiale ou de l'école, les modalités de garde, le soutien apporté à la famille et bien d'autres.
Le défi, pour les parents, est de régler leurs divergences, de préserver leur lien avec l'enfant, d'agir avec transparence, de l'accompagner tout au cours de ce processus, de continuer à assumer leur rôle parental et d'assurer un milieu de vie stable.
Le divorce est une réalité contemporaine bien établie. Et c'est à juste titre que l'on s'inquiète de ses effets sur l'enfant. Que l'hyperactivité de l'enfant en soit un phénomène précurseur, associé ou consécutif, que le recours à une médication psychostimulante s'avère nécessaire, cela ne doit pas nuire à une approche globale au problème de l'éclatement familial.

