Ce n'est pas d'hier que les hommes se soucient peu de leur santé et de la prévention des maladies. Heureusement, les choses changent. Bilan de la situation et conseils pratiques.
Les hommes parlent très peu de leur santé. Bon nombre d'entre eux ne consultent qu'en cas de force majeure (un bras cassé, par exemple!) ou si leur douce moitié, exaspérée, les traînent de force dans le bureau du médecin. Certains vont jusqu'à minimiser ou même camoufler leurs symptômes. Pas étonnant que plus de 60% des consultations médicales soient encore le fait des femmes.
L'indifférence apparente des hommes pour leur santé n'est pas nouvelle. Longtemps les femmes ont été les gardiennes du foyer. Ce sont elles qui se préoccupaient du bien-être des enfants et qui les conduisaient chez le médecin quand ils étaient malades. De plus, les femmes consultent elles-mêmes régulièrement, souvent depuis l'adolescence - examen gynécologique, grossesse, contraception, etc. D'où leur attitude différente par rapport à leur santé.
Mais les choses, lentement, changent. «De nos jours, les hommes, particulièrement les moins de 40 ans, sont de plus en plus sensibilisés à la santé et consultent plus facilement qu'autrefois, note le Dr Marquis Fortin, médecin à la clinique de médecine familiale à l'hôpital Notre-Dame et professeur agrégé à l'Université de Montréal. Ainsi, depuis qu'on met l'accent sur la prévention, des hommes viennent nous voir pour faire évaluer leurs facteurs de risque et nous demander conseil. J'ai aussi de plus en plus de jeunes patients qui veulent savoir comment faire pour prévenir la maladie (affection du coeur, cancer, diabète) dont souffre leur père. La prévention permet ainsi de rejoindre des hommes qu'on ne voyait jamais ou à peu près jamais avant, soit les jeunes adultes d'environ 20 ans et les adultes de moins de 45 ans.»

