L'ennemi numéro un: les maladies cardiovasculaires

À moins de 50 ans, nettement plus d'hommes que de femmes sont victimes de maladies cardiovasculaires, la première cause de mortalité en Amérique du Nord. Il est donc important de s'informer et de passer au mode préventif dès le jeune âge.

Les principales maladies coronariennes sont l'angine et l'infarctus du myocarde (crise cardiaque). À ces problèmes s'ajoute l'AVC. Le grand responsable: l'arthérosclérose. Avec les années, des dépôts graisseux composés de cholestérol s'accumulent sur la paroi intérieure des artères, engendrant un durcissement et une obstruction qui empêchent le sang de circuler vers le coeur. La crise cardiaque survient quand l'apport sanguin est considérablement réduit ou interrompu.

Les symptômes classiques de la crise cardiaque: douleur violente et persistante dans la poitrine irradiant au cou, à la mâchoire, dans les bras (le gauche surtout); une pression comme un éléphant assis sur sa poitrine. La douleur s'accompagne souvent de sueurs, parfois de nausées, de vomissements, d'étourdissements, d'une sensation d'angoisse ou d'oppression. Cela dit, il arrive que cette douleur soit décrite comme un simple inconfort. Si bien que certaines personnes, notamment les diabétiques, font un infarctus sans même ressentir de douleur.

«Les gens sont beaucoup mieux renseignés qu'avant sur les symptômes, mais il y en a encore trop qui se présentent tardivement à l'urgence, mentionne le Dr Jocelyn Dupuis, cardiologue à l'Institut de cardiologie de Montréal. C'est malheureux, car ils pourraient profiter de traitements beaucoup plus pointus qu'autrefois, qui ont permis de réduire la mortalité par infarctus de 50 % au cours de la dernière décennie.»

Le Dr Dupuis poursuit: «Si les maladies cardiovasculaires sont encore en tête de liste des décès, c'est à cause de la présence de diverses maladies dans la population. Ainsi, le diabète est fortement en hausse, et à un âge de plus en plus jeune. Le mode de vie joue aussi, qu'on songe à la sédentarité et à l'obésité. Il y a également les autres facteurs de risque que sont le tabac, l'hypertension artérielle et le cholestérol. Si bien que des hommes de 50 ans et plus qui sont à très faible risque, il n'y en a pas beaucoup.»