La majorité des petites victimes meurent d'une maladie qui peut être guérie avec des moyens simples comme les antibiotiques pour traiter une pneumonie ou les sels de réhydratation pour soigner une diarrhée.

Au Népal, entre 30000 et 40000 mères meurent chaque année par manque de soins.

Mais le grand coupable de cette terrible hécatombe est la malnutrition, responsable de plus de la moitié de ces morts. C'est un véritable scandale humanitaire puisque dans ce cas, on ne peut pas évoquer la fatalité comme lors d'une catastrophe naturelle.

La mortalité infantile est intrinsèquement liée à la pauvreté: les taux de survie des enfants de moins d'un an sont plus faibles dans les pays les plus pauvres. D'ailleurs nous pouvons supposer qu'on retrouve le même phénomène dans les classes les plus démunies des sociétés occidentales.

L'enjeu de la santé maternelle

Sur le plan de la santé maternelle, d'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'UNICEF, un demi-million de femmes meurent chaque année pendant la grossesse ou lors de l'accouchement. Au Népal, par exemple, pays dont le conflit entre guérilleros maoïstes et forces gouvernementales a surtout retenu l'attention ces derniers temps, entre 30 000 et 40 000 mères meurent chaque année par manque de soins. Il n'existe dans ce pays aucune tradition de sage-femme, ou matrone, contrairement à d'autres pays comme Haïti.

Ce constat affligeant montre bien que nous ne sommes pas en voie de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement: l'échéance de 2015 est proche et le chemin à parcourir est encore bien long. Moins de dix ans pour réduire la mortalité infantile de deux tiers; pour baisser le taux de mortalité maternelle de trois quarts ; pour stopper la propagation du sida; pour maîtriser le paludisme et d'autres grandes maladies comme la tuberculose, qui est en constante progression.

Pourtant, aucun de ces défis n'est insurmontable.