Le pouvoir de l'inconscient
Le potentiel de l'hypnose en santé ne s'arrête pas au traitement de la douleur. Michel Landry l'utilise pour traiter des troubles du sommeil, l'anxiété, certaines phobies, les états dépressifs, et même les acouphènes et certains problèmes dermatologiques. Selon le psychologue, l'hypnose peut également être utile pour renforcer l'estime de soi ou se préparer à des performances sportives ou intellectuelles. «Elle peut aussi être efficace pour nous aider à agir sur nos habitudes inconscientes comme celles d'allumer une cigarette ou de grignoter quand on est stressé», ajoute-t-il.
Toutes ces utilisations demandent la participation active du patient. «Mais même l'hypnose ne pourra faire arrêter de fumer quelqu'un qui n'est pas décidé», soutient Michel Landry. Chaque sujet est différent et demandera une approche adaptée. L'hypnose, c'est toujours du sur-mesure.»
Trouver un professionnel de l'hypnose
Tout le monde peut manier un scalpel, mais on ne confie son cœur qu'à un chirurgien. Même chose pour l'hypnose. Cette technique doit être employée avec précaution, tout particulièrement dans le domaine de la santé. Avant de se lancer, mieux vaut s'assurer que l'hypnologue choisi est un professionnel de santé reconnu. La Société québécoise d'hypnose fournit sur son site une liste de praticiens qui exercent au Québec.
Saviez-vous que?
Les premières traces de l'hypnose remontent à la civilisation sumérienne, il y a près de 4000 ans. En Égypte, le pharaon Ramsès II s'en servait pour motiver ses troupes. Remise à la mode par le médecin allemand Mesmer dans les années 1800, elle s'enfoncera peu à peu dans l'oubli au début du XXe siècle.
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