Bien des jeunes fument de la marijuana ou du haschich. C'est le rôle des parents de savoir si leur ado est de ceux-là, puis de réagir avec doigté à la situation.
Dès la 1re secondaire, 8 % des jeunes consomment de la drogue. La proportion augmente avec les années d'études, de sorte qu'ils sont 51 % à le faire en 5e! En moyenne, près de 29 % des élèves du secondaire fument du cannabis, et 9 % préfèrent les hallucinogènes (LSD, PCP, MESS, champignons, acide, mescaline, ecstasy, buvard et amphétamines (speed, Upper)), selon l'Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (2006).
C'est vers l'âge de 13 ans que les jeunes s'initient au cannabis, et certains se mettent à consommer régulièrement, ce que 8 % font au moins une fois par semaine, et 2,5 % tous les jours. De quoi inquiéter les parents qui craignent l'escalade vers les drogues dures, le décrochage, la déchéance... D'autant plus que les concentrations de THC, le principe actif du cannabis, sont plus élevées que jamais, ce qui n'est pas sans risque.
« On est préoccupé par la psychose toxique, reconnaît Diane Bidégaré, coordonnatrice clinico-administrative du Programme jeunesse du Centre Dollard-Cormier de Montréal. On voit de plus en plus de jeunes dont la santé mentale est perturbée par la consommation de cannabis. Leur consommation d'alcool m'alarme aussi. »
Plus de 60 % des jeunes du secondaire prennent de l'alcool, et le quart d'entre eux boivent la fin de semaine ou plusieurs fois dans la semaine. « L'alcool est légal, toléré, banalisé. On ne le perçoit pas comme un psychotrope, souligne Diane Bidégaré. C'est pourtant plus inquiétant que le cannabis en matière d'habitude, d'attitude et de comportements à risque. Qu'on pense à la conduite automobile dangereuse, aux relations sexuelles non protégées, à différents délits... »

