Ces conclusions pourraient avoir d'importantes conséquences sur la santé publique, car de nombreuses jeunes filles affirment que leur désir de contrôler leur poids ou de devenir aussi minces que des mannequins constitue l'une des raisons qui les incitent à commencer à fumer.

Les conclusions, publiées en ligne dans le journal Annals of Epidemiology, sont fondées sur des données recueillies dans le cadre de l'étude « Nicotine Dependence in Teens » (NDIT). Tous les trois mois, sur une période de cinq ans, des chercheurs ont recueilli des informations auprès de 1 293 adolescentes et adolescents montréalais âgés de 12 à 17 ans.

L'équipe de recherche de l'Université de Montréal, dirigée par la Dre Jennifer O'Loughlin, chercheuse affiliée à la Société canadienne du cancer, a mesuré la taille, le poids ainsi que l'épaisseur du pli cutané tricipital des adolescents. Les chercheurs ont également collecté des informations sur de nombreuses autres variables, telles que le niveau d'activité physique des adolescents, leurs habitudes alimentaires ainsi que leurs préoccupations en matière de poids.