C'est vendredi soir, Yé! Les parents d'Amélie sont partis en vacances dans le Sud et la maison est disponible juste pour nous autres. Et qui dit party dit consommation... Une grosse bière 1,18 litre pour se réchauffer, un gramme de pot acheté cet après-midi par mon chum... Il y a même un des gars du groupe qui prévoit apporter du speed ou de l'ecstasy: on ne sait pas trop la différence entre les deux, mais la curiosité pour l'essayer est là depuis longtemps.

Parvenir à se contrôler?

C'est Noël, c'est l'Halloween, il y a un show au Centre Bell, c'est la semaine de relâche, c'est la fête d'une amie, c'est un remplaçant au cours d'anglais en après-midi... Pour certains de tes amis, toutes les occasions sont bonnes pour consommer. Au Québec, c'est vers l'âge de 12 ans que les ados prennent leur première «puff». Aujourd'hui, c'est un étudiant sur trois qui a consommé des drogues au moins une fois au cours de la dernière année... Certains parviendront à contrôler et à encadrer leur consommation, d'autres n'y arriveront jamais...

Souvent, le problème, c'est que les conséquences négatives liées à la consommation s'installent lentement et, un jour, on se réveille avec un ami, des parents, des directeurs d'école et des intervenants sociaux qui nous disent qu'on a un problème et qu'on doit changer. Méchant réveil...

Donc, autant la consommation de drogue ou d'alcool peut être le fun, autant elle peut apporter des problèmes. Et souvent, lorsque l'on est pris dans ce tourbillon, c'est plutôt difficile de s'en sortir.