Depuis 2000, les statistiques disent que les adolescents prennent moins de drogue et d'alcool, mais qu'en est-il de la criminalité, du décrochage et de la détresse? Voici quelques questions pour nourrir vos réflexions sur la détresse des jeunes.

Affaires criminelles
Pourquoi entendons-nous parler quotidiennement de ces «gangs de rue» formés d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes qui s'adonnent en plein jour au trafic de stupéfiants, à l'exploitation sexuelle des jeunes filles et à l'intimidation des citoyens?

Le site Internet du ministère de la Sécurité publique du Québec nous indique qu'en 2004, les jeunes de 12 à 17 ans composaient à peine 7% de la population, mais représentaient 18% des auteurs présumés de crimes. Même si les statistiques disent que la consommation de drogue diminue, elle suscite une criminalité en expansion (6% de plus en 2004).

Suicide
L'Institut de la statistique du Québec nous informe qu'entre 1990 et 2001, une centaine de jeunes Québécois de moins de 19 ans, surtout des garçons, se suicidaient chaque année. Tendance qui se maintient selon les dernières études: le taux de mortalité par suicide est toujours de trois à quatre fois plus élevé chez les garçons que chez les filles chez qui le suicide augmente entre 15 à 19 ans. Le taux de suicide chez les jeunes au Québec est parmi les plus élevés au monde. Pourquoi?