Prévention ou répression?
Est-ce que nous traitons les consommateurs «problématiques» comme il se doit?
Avons-nous raison, comme société, de préférer la prévention à la répression? La peur des conséquences liées à la consommation de drogue n'est-elle pas un dissuasif naturel? Croyons-nous vraiment qu'un enfant de 12 ans est capable de «gérer» sa consommation de cannabis?
Est-ce que les parents croient vraiment que la consommation de drogue à l'adolescence est inévitable et qu'il vaut mieux «faire avec et tolérer» que de prendre position et d'interdire?
En vingt ans de pratique professionnelle, j'ai remarqué que le modèle québécois se situe dans les extrêmes: c'est souvent tout noir ou tout blanc. Au Québec il y a des ressources pour tous les aspects du problème: prévention, intervention précoce, réadaptation et répression. Parfois, ces ressources font cavalier seul et ignorent le travail réalisé dans les autres secteurs. Il serait peut-être temps de travailler dans la concertation. Mais une concertation centrée sur les besoins de l'adolescent et de sa famille et non pas sur les rivalités entre les différentes philosophies d'intervention.
Un «Québec fou de ses enfants» ne supporterait pas de les voir tomber en si grand nombre dans l'enfer de la toxicomanie. Autrement, on dirait que le «Québec se fout de ses enfants»...

