En jetant pêle-mêle dans les sacs et les bacs réutilisables la viande, les fruits, les légumes et une multitude d'autres produits dont les emballages ont traîné un peu partout, les consommateurs font augmenter les risques de contamination.

L'analyse de 25 sacs réutilisables «usagés» et de 4 sacs témoins (trois sacs réutilisables populaires neufs et un sac à usage unique) a révélé que 64 % des sacs réutilisables ayant servi montraient un certain degré de contamination bactérienne.

Des sacs contaminés

L'étude, financée par l'Institut des plastiques et de l'environnement du Canada (IPEC), organisme-conseil de l'Association canadienne de l'industrie des plastiques, montre que les sacs réutilisables peuvent agir comme des zones de reproduction des bactéries, levures et moisissures. La recherche a été réalisée par trois laboratoires d'essais indépendants à la demande d'une coalition de consommateurs. En novembre 2008, deux contenants en plastique et un sac à emplettes réutilisable vieux de 12 mois ont été analysés. On y a découvert une accumulation considérable de bactéries ainsi que des moisissures, des levures et un niveau important de coliformes.

À la lumière de ces résultats, l'Institut a réalisé une seconde étude, en mars et avril 2009. L'analyse de 25 sacs réutilisables «usagés» et de 4 sacs témoins (trois sacs réutilisables populaires neufs et un sac à usage unique) a révélé que 64 % des sacs réutilisables ayant servi montraient un certain degré de contamination bactérienne, dans des taux parfois supérieurs aux normes de salubrité acceptables pour l'eau potable (près de 30 %).

La présence de levures et de moisissures a été confirmée sur 20 % des échantillons testés, alors qu'un nombre trop élevé de coliformes a été observé sur trois d'entre eux. Les sacs témoins, quant à eux, ne présentaient ni bactéries, levure ou coliformes.