Dans une recherche publiée dans l'édition du 15 juin 2009 de la revue Vie et vieillissement, Louis Plamondon estime qu'un décès de personne âgée sur trois serait causé par une certaine forme de négligence.

Le chercheur associé à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal a analysé les dossiers d'enquête du Bureau du coroner de 2370 personnes de plus de 65 ans victimes de mort violente entre 2005 et 2007. Il a découvert que dans 33 % des cas, la négligence passive ou active a pu contribuer au décès.

Le sociologue a répertorié 394 cas de suicide. Un taux élevé qui pourrait s'expliquer par le fait que la dépression est insuffisamment traitée chez les aînés. La douleur chronique et la solitude pourraient aussi pousser certains d'entre eux à mettre fin à leurs jours.

Louis Plamondon recense 101 décès attribuables à la chute d'un lit, d'un fauteuil ou d'un escalier, alors que la personne âgée était soutenue par un tiers; 32 morts liées à une exposition soutenue au feu, au froid ou à la fumée; 30 aînés victimes d'un homicide; 27 décédés après avoir été intoxiqués ou avoir consommé des médicaments; et 22 qui se sont noyés dans une baignoire ou dans une piscine supervisée. Autant de morts causées par une certaine négligence, selon Louis Plamondon.

Le chercheur souligne que la situation pourrait être pire puisque, selon le Bureau du coroner, une infime partie des décès des personnes âgées font l'objet d'une enquête au Québec. De plus, tandis que la loi oblige les centres de réadaptation, centres jeunesse, garderies et prisons à déclarer automatiquement tout décès, les résidences pour aînés ne sont pas tenues de signaler les morts qui surviennent chez elles.

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