Vieillir avec son tatouage ou son perçage peut se révéler difficile si l’on n’a pas choisi le bon dessin ou la bonne partie du corps – dos, bras, cheville, ventre – au départ.
«J'avais 16 ans quand je me suis fait tatouer une tête de panthère sur l'avant-bras gauche», confie Jocelyn Thibault, 64 ans. Quelques années plus tard, il a ajouté une ancre de bateau sur l'autre bras, puis le nom de sa nouvelle amoureuse, maintenant sa femme depuis plus de 40 ans. «Aujourd'hui, mes tatouages font partie de moi. Je les accepte complètement.»
Tout dépend du dessin et de l'emplacement du tatouage
La majorité des tatoués choisissent de le rester en vieillissant. Pour Safwan, tatoueur chez Imago, à Montréal, et diplômé en anthropologie, «vieillir avec un tatouage n'est pas un problème. La question, c'est d'apprendre à vieillir, point.»
Tout dépend du dessin et de l'emplacement. Un symbole fort sur une partie exposée du corps (cou, visage, main) portera plus à conséquence qu'un petit dessin neutre sur une zone peu visible. Pour éviter les déformations, l'idéal est de privilégier les endroits où la peau reste tendue au fil des ans et s'affaisse peu, comme le haut de l'omoplate.
Les tatoueurs sérieux prennent le temps de s'asseoir avec leurs clients pour les informer sur l'engagement qu'ils s'apprêtent à prendre et les guident dans le choix tant du dessin que de l'emplacement. «Plus tu es jeune, plus tu risques de regretter ton geste», avertit Valérie Emond, cogérante de TattooMania, à Montréal. J'ai moi-même attendu jusqu'à 33 ans avant de me faire tatouer le bras complet.» Le processus devrait être le même, qu'on parle de tatouage, de perçage ou de scarification.





















