La préparation

Trois semaines avant le départ, je fais appel à mon amie sportive. Au téléphone, prise de panique, je dis: «Manu, je dois apprendre à faire du ski de fond, et vite!» En trois sorties sur le mont Royal, elle m'enseigne les bases de ce sport TRÈS, TRÈS physique. Par chance, je maîtrise rapidement le style.

Mais malgré la patience et la détermination de ma professeure, le jour du grand départ arrive trop vite. La cerise sur le sorbet? La dernière journée de notre entraînement, je me fais une ampoule de la grosseur d'un 25 ¢ sur le talon droit. Ouch!

Le truc du duct tape

«Tu vas mettre immédiatement quelques bouts de duct tape dans tes bagages, conseille mon ami Olivier, le pro des sports. L'important, c'est de couvrir ton ampoule d'un coton enduit d'un peu de vaseline et de faire tenir le tout à l'aide d'un large ruban adhésif. Comme le duct tape est plutôt épais, ta botte ne frottera pas sur ta peau.» Un truc de grand-mère? Certainement. Mais ça fonctionne, croyez-moi!

L'anxiété avant l'aventure

La veille du départ, je me mets à angoisser. Suis-je prête? Vais-je m'épuiser sur les pistes et mourir en forêt?

«Depuis quelques années, nous avons voulu démocratiser la Traversée de la Gaspésie (TDLG) et ouvrir l'événement à différents types de skieurs, me rassure Claudine Roy, instigatrice et organisatrice de la TDLG. Il y a donc les parcours ordinaires de 35 à 50 km et les trajets courts de 11 à 20 km par jour.» Juste 20 km? Vous m'en croyez soulagée? Eh bien non! Jusqu'alors, ma plus grande distance parcourue est de 9 km. Heureusement, nul n'est tenu de s'inscrire pour la semaine entière. Pour ma part, j'ai opté pour une modeste aventure de deux jours.