Selon le Conseil canadien du ski, dans la saison 2004-2005, il y avait 800 000 néviplanchistes canadiens âgés de 12 ans et plus. Bien qu'il y ait un éventail de plus en plus diversifié de gens qui pratiquent ces sports, 60 % des planchistes sont des hommes et 77 % d'entre eux ont 24 ans ou moins.

Des blessures plus sérieuses

Au fur et à mesure que ce sport fait des d'adeptes, le nombre de blessures ne cesse de s'accroître.

Si le nombre de blessures dues à la planche à neige n'a pas dépassé celles subies par les skieurs (trois à quatre blessures par mille journées d'exposition pour les deux sports), les blessures que se font les néviplanchistes sont d'habitude plus graves. Trente-huit pour cent des blessures dues à la planche à neige sont des fractures, par opposition à 15 % pour le ski.

Selon des données recueillies sur les enfants admis aux salles d'urgence d'hôpitaux par le Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT), le nombre d'hospitalisations dues aux planches à neige par tranche de 10 000 blessures est passé de 1 en 1990 à plus de 111 en 2000. Des enfants qui se sont blessés en faisant de la planche à neige, 88 % avaient entre 10 et 19 ans, et 80 % étaient de sexe masculin. La moitié de ces blessures étaient des fractures, dont plus de 40 % au bras.

Apprendre à tomber

Les sauts en hauteur constituent la partie la plus excitante de la planche à neige. Comme on pouvait s'y attendre, ils causent également le plus grand nombre de blessures. Plus le saut est haut, plus la blessure sera grave. Les sauts mal exécutés sont la cause la plus fréquente des commotions et fractures au poignet.

Les blessures les plus courantes sont celles aux bras, chevilles et poignets, suivies des blessures à la tête et aux genoux. Elles peuvent être si graves

qu'elles causent une incapacité physique, voire mentale, à long terme. Les néviplanchistes se blessent souvent aux bras, poignets et mains lorsqu'ils tentent de réduire l'impact d'une chute. La façon la plus sécuritaire d'amortir une chute est à l'aide des poings. Les traumatismes crâniens surviennent d'ordinaire lors d'une chute par en arrière sur une surface de neige durcie. C'est pourquoi il faut porter un casque protecteur.

Apprendre à bien tomber étant d'une importance capitale, les néviplanchistes devraient suivre des leçons afin d'apprendre les techniques qui leur permettront de réduire les risques de se blesser.