Ces données sont publiées par le gouvernement du Québec dans le cadre de la deuxième phase de la campagne gouvernementale de sensibilisation aux agressions sexuelles. Selon les statistiques colligées par les corps policiers, en 2007, les deux tiers des victimes ont moins de 16 ans et plus de 8 victimes sur 10 connaissaient l'auteur présumé de leur agression. Dans 28% des cas, il s'agissait d'une connaissance et dans 26%, d'un membre de la famille immédiate, soit un parent, un frère ou une sœur.

«Ce que je trouve particulièrement troublant, c'est que plus des deux tiers des victimes ont moins de 16 ans. On sait que parmi toutes les victimes, seulement 30% dénoncent leur agression le jour même à la police. Mais chez les jeunes filles, briser le silence prend souvent plus de temps. Ces filles-là doivent vivre plus longtemps dans la détresse», soulignait la ministre de la Justice, Kathleen Weil, lors du dévoilement de la campagne. Elle a insisté sur le fait que l'agression sexuelle est un crime grave qui doit être sanctionné par le système judiciaire.