Des données alarmantes
L'objectif principal de la campagne gouvernementale est de sensibiliser la population à l'ampleur de cette problématique au Québec et surtout, à en donner un portrait juste. En 2007, les corps de police québécois ont enregistrés 5 166 infractions sexuelles. Ils ont constaté que 82% des victimes étaient de sexe féminin, dont plus de la moitié (53%) avaient moins de 18 ans, Les garçons de moins de 18 ans représentent 15% des victimes. Selon les données colligées par la police, 68% des victimes avaient moins de 18 ans. Parmi elles, 10% étaient âgées de 5 ans et moins et 22% avaient entre 6 et 12 ans.
Par agression sexuelle, on entend tous les actes à connotation sexuelle, avec ou sans contact physique, commis par un individu, sans consentement de la personne visée ou par une manipulation affective ou du chantage.
Autres faits troublant, seulement 33% des agressions ont été signalées à la police le jour même, tandis que 20% l'ont été plus d'un an après avoir été commise. Certaines études indiquent même que les agressions sexuelles sont les infractions contre la personne les moins signalées aux autorités policières en raison de la honte ou de la peur ressentie par les victimes ainsi que des tabous, des mythes ou des préjugés à l'endroit de ces crimes.

