La loi du silence. Si on a vécu une agression sexuelle, il se peut que la personne qui nous a agressées ait fait des menaces ou entretienne notre peur pour éviter qu'on brise la loi du silence. Il se peut aussi qu'elle tente de nous culpabiliser pour les gestes qu'elle a commis. Il existe des moyens de se protéger. Peu importe ce qu'on a dit ou fait ou ce qu'on n'a pas dit ou pas fait (dire non, la repousser), on n'est pas responsable de l'agression. L'agresseur craint probablement les conséquences de ses propres gestes.

Tout un défi! Parler d'une agression peut représenter une épreuve dont la victime préférerait se passer. Il se peut qu'elle ait peur de la réaction de la personne à qui elle choisira d'en parler ou de la réaction des autres personnes impliquées. Il faut se rappeler que parler d'une agression n'est pas une trahison. C'est plutôt une façon d'aller chercher de l'appui et d'assurer sa sécurité pour une victime. De plus, parler d'expériences sexuelles, même lorsqu'elles n'ont pas été désirées, touche à notre intimité. Cela peut être gênant pour la victime et elle peut avoir peur de devoir répondre à des questions qui sont trop intrusives.

Un secret trop lourd. Malgré la difficulté de parler d'une agression, le faire est un moyen de ne plus être seul, d'aller chercher de l'aide pour poursuivre son chemin, se sentir mieux, s'aider à reprendre du pouvoir sur sa vie ou encore à se protéger si les agressions persistent ou s'il y a un risque qu'elles se répètent.

À son rythme. En parler ne signifie pas qu'on doive raconter son agression avec tous les détails, ni que la terre entière doit être au courant. On peut choisir d'en parler à une personne en qui on a confiance (parent, professeur, intervenant de l'école ou du CLSC) ou appeler.

Le dépôt d'une plainte. Si la victime se sent prête, elle peut signaler l'agression aux policiers. Elle peut faire ce choix pour se protéger, protéger d'autres personnes d'une éventuelle agression ou parce que c'est sa façon de reprendre du pouvoir sur sa propre vie. Il n'est jamais trop tard pour signaler une agression aux policiers; on peut même le faire plusieurs années plus tard.

La consultation médicale. Si on a subi une agression sexuelle, il est préférable de rencontrer rapidement un médecin (en évitant lorsque cela est possible de prendre une douche ou un bain) qui pourra rassembler des preuves de l'agression; cela pourrait servir si on choisit de porter plainte plus tard. La consultation permet aussi de prévenir une grossesse ou de détecter une ITS.