«Être» dans la sexualité
Se faire faire une fellation au sein d'un concours peut certes procurer un plaisir immédiat. Sauf que, en évacuant les notions de séduction et d'intimité de même que le plaisir du partenaire, il devient difficile de développer des relations à plus long terme, car les habilités relationnelles, sexuelles et érotiques qui permettent d'apprendre à connaître l'autre et de partager le plaisir dans l'intimité ne sont pas sollicitées.
Si la participation à ces concours est fréquente, le grand risque est que la sexualité reste centrée sur la fellation, au détriment de la ou du partenaire. Il faut comprendre que la sexualité ne se base pas sur la capacité à «bien faire» les choses, mais sur l'intimité, le plaisir procuré, reçu et partagé.
Les ITS et la fellation
En outre, cette banalisation de la fellation entraîne une autre sorte de conséquence: on oublie que les ITS peuvent se propager par la fellation. Encore plus troublant: les ITS dans la gorge sont en recrudescence. Le port du condom n'est donc pas farfelu ni superflu durant la fellation. Le VIH peut aussi être transmis par sexe oral s'il y a des lésions dans la bouche. Évidemment, votre partenaire appréciera davantage les condoms «à saveur» que ceux sans.
L'avenir
L'hyperbanalisation de cette activité sexuelle risque d'avoir un impact sérieux sur les notions de désir et de plaisir chez la personne centrée sur elle-même. L'apprentissage de l'intimité, de la capacité à faire plaisir à l'autre et à partager son excitation, des aspects plus sensuels de la sexualité et de sa globalité (elle ne se résume pas au sexe oral) est important si on veut s'investir dans une relation sérieuse.
Car, si votre blonde ou votre chum vous traitait comme un objet uniquement bon à satisfaire ses pulsions sexuelles, comment réagiriez-vous? Devant tant d'égoïsme, vous risqueriez de mettre fin à cette relation, pas vrai?
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