Les résultats de deux études cliniques publiées dans le New England Journal of Medicine du 26 mars 2009 indiquent une baisse de 35 % de la prévalence d'infections à papillomavirus - responsables notamment de 70 % des cancers de l'utérus - chez les hommes circoncis. En ce qui concerne l'herpès, le risque d'infection serait réduit de 22 %. En revanche, les chercheurs n'ont remarqué aucune différence quant à l'incidence de la syphilis.

L'étude visait à évaluer l'efficacité de la circoncision dans la prévention de l'herpès de type 2 (VHS-2), du papillomavirus humain et de la syphilis chez les adolescents et les hommes non contaminés par le virus du sida (VIH). Elle est basée sur le suivi de 5534 hommes de 15 à 49 ans non contaminés par le VIH et non circoncis. De ces sujets, 3393 étaient séronégatifs pour le VHS-2. Ces derniers ont été répartis en deux groupes: l'un de 1684 membres chez qui on a pratiqué une circoncision immédiate; l'autre de 1709 hommes qui ont été circoncis après 24 mois, qui a servi de groupe témoin. Les participants ont été testés pour le VHS-2, le VIH et la syphilis au début de l'étude, puis aux 6e, 12e et 24e mois.

Les chercheurs concluent que ces résultats confirment les bienfaits pour la santé de la circoncision masculine, y compris pour réduire le risque d'infection au VIH, à l'herpès génital et aux papillomavirus ainsi que celui d'ulcères génitaux.