Vaccin préventif contre les papillomavirus
Entre la découverte du papillomavirus humain (1970) et aujourd'hui, une trentaine d'années se sont écoulées. Les médecins peuvent, actuellement, proposer un vaccin préventif contre les papillomavirus 6, 11, 16, 18 pour prévenir, en amont, le risque de développer des condylomes, mais aussi des lésions précancéreuses associées aux PVH 16 et 18.
L'innovation du vaccin repose sur sa conception. C'est un vaccin quadrivalent (à quatre souches) à base de structures pseudo-virales de synthèse (VLP, «virus like particles») qui sont dépourvues de tout matériel génétique potentiellement infectieux ou oncogène. Le vaccin induit la synthèse d'anticorps protecteurs vis-à -vis d'une infection par les PVH concernés.
Mais comme ce vaccin est préventif, il s'adresse plus spécifiquement aux jeunes filles naïves (selon l'appellation non péjorative, en usage en France, pour désigner une femme qui n'a jamais eu de rapports sexuels), qui n'ont pas encore été au contact du PVH. Pour les autres, des études sont en cours afin d'apprécier et d'évaluer l'efficacité de la vaccination sur la prévention des lésions et des infections persistantes à PVH chez les femmes sexuellement actives. Voir à cet effet «Utile, ce nouveau vaccin?»
Prévention du cancer du col de l'utérus
Après un traitement curatif des condylomes, ou après une prévention vaccinale, le dépistage des lésions du col utérus par le frottis ou par typage viral doit toujours être proposé et pratiqué dans le cadre de la prévention du cancer du col de l'utérus.

