Hugues, 23 ans, a toujours eu des troubles érectiles. Il se décrit comme anti-macho (il méprise les comportements machos) et il est timide devant la femme. Il raconte que plus jeune, devant une femme qui l'attirait, «c'était plus fort que moi, je baissais la tête... on dirait que j'avais honte.» Entre 18 et 22 ans, il a tenté de combattre la gêne et la honte en sortant dans les bars et en consommant beaucoup d'alcool pour noyer ses sentiments négatifs. Sans succès: la quantité d'alcool requise pour le désinhiber nuisait à l'érection. Aujourd'hui, Hugues a toujours honte lorsque le désir le met en érection, car cela ne correspond pas son image d'anti-macho. Afin de dissimuler le désir qui pourrait paraître dans son regard, Hughes baisse la tête. Son pénis aussi «baisse la tête» et traduit la honte qu'il ressent au désir d'une femme.
Certaines personnes mettent leurs émotions en veilleuse lors de rencontres sexuelles: elles peuvent expérimenter une variété de situations en croyant protéger leur psyché. Mais quand les organes génitaux n'obéissent pas, et qu'ils ne suivent pas la parade, elles utilisent une panoplie de «machins-trucs» pour contourner la vérité dévoilée par les organes. Une vérité qui indique pourtant l'état réel de l'émotivité et cela dérange. Les organes génitaux sont intègres, et comme les enfants, ils disent la vérité...
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