Pour vous aider à mieux cerner votre problème, je vous suggère de commencer par vérifier les choses suivantes:
- À quel endroit se situe la douleur précisément?
- La douleur se présente sous différentes formes et à différents endroits?
- La douleur est tout autour de l'ouverture du vagin ou plus spécifiquement dans le bas du vagin?
- Si vous regardez l'ouverture de votre vagin dans le miroir, il arrive que la douleur se situe entre les zones que l'on appellerait 5h et 7h si l'on comparait l'ouverture à une horloge?
Si la douleur est tout autour de l'ouverture et que la pénétration est douloureuse dans l'ensemble de la région, vous souffrez probablement de dyspareunie et vous pouvez consulter un ou une sexologue pour entamer un processus qui vous permettra d'améliorer la situation.
Si la douleur est précisément entre 5h et 7h, il est possible que vous souffriez de vestibulite ou que vous ayez des microfissures qui provoquent des brûlures. Ces brûlures sont-elles présentes après la relation sexuelle? Sont-elles plus fortes lorsque vous urinez? Si c'est le cas, demandez à votre médecin qu'on vous examine à la loupe pour mieux voir s'il y a des fissures ou une inflammation dans cette région particulière. Le cas échéant, il est important de s'assurer qu'elles sont complètement guéries avant d'avoir une autre pénétration, sinon le problème continuera puisque les fissures ou l'inflammation ne pourront guérir complètement.
C'est donc la première étape à vérifier avant de sonder les autres aspects de votre sexualité. Il faut aussi voir ce qui touche à la fonctionnalité sexuelle.
Décontracter le bas-ventre
Vous dites être excitée et décontractée, mais vous anticipez la douleur. Prenez le temps de vivre la peur de la douleur. Assoyez-vous calmement et observez si vous avez tendance à contracter le bas-ventre, à couper votre respiration et peut-être même à contracter l'intérieur de vos cuisses et l'ouverture de votre vagin. Même si vous ne percevez pas ces contractions durant la sexualité, il est très possible qu'elles soient présentes.
Vous devez développer une technique pour vous assurer de ne pas vous contracter. Prenez le temps de respirer profondément pour relâcher les contractions qui s'installent avant de passer à la pénétration. Si vous êtes suffisamment excitée, vous devriez être lubrifiée. Si vous ne l'êtes pas, prenez le temps de développer votre excitation afin d'avoir une bonne lubrification. Si vous craignez la douleur, il est possible que la lubrification diminue rapidement et que vous vous contractiez. Si tel est le cas, il est important d'arrêter la pénétration puisque même si vous utilisez du lubrifiant, les contractions parasites vont augmenter la douleur. Vous pourrez travailler à vous détendre dans un contexte non sexuel, puis intégrer cette technique dans le contexte sexuel.
Privilégier la position cavalière
Observez aussi si certaines positions provoquent moins de douleur et privilégiez ces dernières. La position cavalière est souvent plus facile pour mieux gérer la douleur. C'est la position où vous êtes assise par-dessus votre partenaire. Cette position a l'avantage de vous permettre d'arrêter le mouvement lorsque vous le souhaitez et de bouger pour que cela soit confortable pour vous. Elle permet aussi de ne pas exercer de pression au niveau du bas du vagin si vous vous installez confortablement et allez à votre rythme pour la pénétration.
Cernez les inconforts et les diverses situations qui font que vous avez plus ou moins de douleur.
Avec ces éléments, vous pourrez mieux trouver le problème et, au besoin, consulter un sexologue qui pourra vous aider.
