Les effets pervers de la pornographie
Nous observons que les jeunes qui ont développé leur sexualité avec du matériel pornographique tendent souvent vers une escalade de situations de plus en plus stimulantes. Il leur en faudra toujours plus pour s'exciter et par la suite, une relation sexuelle «ordinaire» leur apparaîtra fade et terne. Ils ne jouiront pas, par exemple, du plaisir de sensations douces que procurent un effleurement, un souffle dans le cou.
Dans les partys, où la consommation effrénée d'alcool et de drogues fait tomber les inhibitions, les jeunes se retrouvent souvent impliqués dans des jeux sexuels empruntés au monde de la porno. Ils posent des gestes qu'ils n'auraient pas faits normalement et qui peuvent les perturber par la suite.
Éviter le piège de la banalisation
Dans notre société, la banalisation de l'hypersexualisation risque d'en faire une norme chez les adolescents.
De tout temps, les parents ont tenté d'encadrer les influences extérieures qui touchent leurs adolescents en leur inculquant des valeurs et des normes. Internet est une nouvelle influence extérieure qui s'insinue dans l'intimité des adolescents mieux que leurs parents. Ils en ont fait l'un des symboles d'identification de leur génération. Mais cette nouvelle influence extérieure, capable du meilleur comme du pire, est peu ou pas balisée par les parents.
Pour continuer à assurer la protection des enfants, il importe de reconnaître la gravité du problème de l'hypersexualisation des jeunes, de s'informer et de s'impliquer auprès des adolescents, d'afficher ses positions, de négocier ses limites, d'affirmer ses valeurs et de les faire respecter.

