L'homme pénètre, la femme est pénétrée
Deux réalités physiques bien différentes: pénétrer et être pénétrée. À cette réalité physique se superpose une réalité psychologique. Qu'exige donc, psychologiquement, le fait de pénétrer? Il faut aller vers l'autre, prendre le risque, avancer, oser... Il faut être intrusif. Il faut donc assumer son rôle d'homme, pénétrant.
Malgré ce grand besoin de prouver sa virilité, les hommes peuvent-ils craindre de pénétrer? Oui. L'homme peut se convaincre qu'il n'a pas peur de la femme parce qu'il est plus fort qu'elle physiquement, mais c'est un leurre pour masquer ses angoisses véritables. L'homme peut craindre que la femme porte atteinte à sa virilité, il peut craindre la «castration».
Aussi, l'homme peut avoir peur de blesser la femme qu'il aime et qu'ensuite, elle le rejette. Dans la même veine, il peut craindre qu'elle n'apprécie pas la présence de son pénis en elle... Pour s'unir à elle, il a besoin de sentir que son pénis sera fort et solide, et que sa partenaire pourra l'accueillir sans le craindre et sans lui enlever ses attributs virils durement gagnés.
D'un côté, l'homme a besoin, pour solidifier son identité, de prouver sa force virile avec son érection, et de l'autre, cette «puissance» sexuelle ne doit pas nuire au lien qu'il souhaite établir avec la femme. Un dosage difficile à faire qui mènera à la maturité sexuelle.
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