Solution: budget et bonne planification financière

La seule manière d'éviter le pire, c'est de faire un budget et d'aller au-delà des ratios pour inclure les projets, afin de pouvoir continuer à vivre pleinement tout en payant son hypothèque. À partir de là, il s'agit de se porter acquéreur d'une maison qui correspond à ses véritables moyens. Les versements mensuels reliés à l'hypothèque et aux autres frais de propriété ne doivent pas excéder les revenus disponibles. Dans le calcul de ces paiements mensuels, il vaut mieux prévoir une hausse éventuelle des taux d'intérêt, qui fluctuent selon la conjoncture économique.

Selon Lise Laberge, seule une planification financière complète permet de s'interroger sur le nombre d'enfants que l'on veut avoir, les projets d'avenir que l'on caresse, la stabilité de son emploi, les voyages que l'on veut faire, les assurances que l'on doit prendre, et d'estimer les montants nécessaires à la réalisation de ces objectifs. L'achat d'une propriété ne devrait pas faire obstacle à ces besoins essentiels, conclut-elle.

Le saviez-vous?
Le taux d'endettement moyen des ménages canadiens a augmenté de 70% depuis 1980. Il atteint maintenant 130% du revenu, incluant les prêts hypothécaires, ce qui s'avère souvent bien au-delà de la capacité de remboursement des emprunteurs. En 2006, le crédit hypothécaire à l'habitation représentait 68,4% des dettes des Canadiens. Pourtant, l'épargne n'a pas la faveur des Canadiens en dépit du fait que 20% d'entre eux ne pourraient assumer des dépenses imprévues.