Les plans présentés par les gouvernements fédéral et provincial sont différents particulièrement dans leurs objectifs. Si Ottawa veut relancer la consommation, Québec vise davantage à soutenir les emplois dans le secteur de la construction. En clair, cela signifie qu'au Québec seuls les travaux effectués par un entrepreneur accrédité par la Régie du bâtiment du Québec sont admissibles, alors qu'au fédéral les propriétaires bricoleurs peuvent réclamer le coût des matériaux

À chaque propriétaire ensuite de déterminer s'il est avantageux de cherche un entrepreneur qui a une licence pour profiter du crédit provincial. Un calcul qui dépend, entre autres, des talents du propriétaire pour la rénovation et de la valeur des travaux, explique Normand Verville, spécialiste principal en planification fiscale et successorale au Groupe Investor.

Des paramètres financiers distincts

Les paramètres financiers des deux plans sont à première vue peu compatibles.

Au fédéral, le programme Crédit d'impôt pour rénovation domiciliaire prévoit un crédit de 15 % sur le coût des travaux de rénovation et de construction admissibles de 1 000 $ à 10 000 $. Le crédit maximum est donc de 1350 $. Mais en tenant compte de l'abattement du Québec remboursable, le crédit est plutôt de 12,53 %, soit un maximum de 1127 $.

Le gouvernement du Québec offre pour sa part un crédit temporaire de 20 % sur les dépenses de 7 500 $ à 20 000 $. Ainsi, pour des travaux de 12 000 $, le crédit d'impôt s'applique sur 4 500 $, avec un plafond de 2 500 $.

Dans les deux cas, les taxes sont incluses dans les dépenses admissibles. Par contre, le crédit d'Ottawa est non remboursable, alors que celui du Québec l'est. Au provincial, si l'impôt à payer est inférieur au crédit, l'excédent est remboursé.

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