Les propriétaires qui ont remboursé une partie de leur hypothèque peuvent réemprunter en donnant leur maison en garantie grâce aux «marges de crédit hypothécaire».
Depuis les années 2000, les institutions offrent aux clients propriétaires un nouveau produit financier: la marge de crédit hypothécaire. Ce crédit fixé au taux préférentiel et sujet aux fluctuations du marché est basé sur la valeur marchande d'une propriété. Le taux varie selon l'institution financière.
Pour être admissible au programme de crédit hypothécaire, communément appelé «marge hypothécaire», vous devez avoir remboursé au moins 25% de votre prêt hypothécaire. L'institution financière vous accorde alors un crédit équivalant à 75% de la valeur marchande de votre propriété. Si votre maison a pris de la valeur depuis que vous l'avez acquise, cette plus-value pourrait vous permettre de réaliser divers projets d'investissement: rénovation de la cuisine, financement des études de vos enfants, placements pour la retraite, achat d'un bateau, d'une résidence secondaire ou d'un immeuble locatif.
Par sa flexibilité, ce produit offre un avantage de taille aux emprunteurs: ils peuvent rembourser en totalité leur prêt sans pénalité ou encore le rembourser à leur rythme, en se contentant de ne payer que les intérêts mensuels sans s'attaquer au capital. «Une personne qui attend un héritage ou reçoit un gros montant d'argent a intérêt à prendre une marge de crédit hypothécaire, puisqu'elle peut rembourser son solde en entier sans pénalité», indique Mathieu Hébert, directeur régional de la Banque Scotia à Laval..
Dès qu'une partie du capital est remboursé, les propriétaires peuvent en outre emprunter des montants de leur marge à un taux avantageux, sans avoir à faire une demande d'emprunt supplémentaire. Cette formule est de plus en plus populaire auprès des acheteurs. «Une fois son programme établi, le client peut accéder à son crédit en tout temps, sans avoir à faire une nouvelle demande chaque fois, jusqu'à concurrence de sa limite de crédit globale», précise M. Hébert.

