La crise financière actuelle entraîne les taux d’intérêt à la baisse. Malgré tout, la vigilance reste de mise lorsque vient le temps de signer ou de renouveler son hypothèque. Le magasinage s’impose.
Patrice Allemand, Français naturalisé canadien, cherche un duplex à vendre. Mais il peine à trouver le bon produit à son prix, ainsi que l'argent pour l'acquérir. En effet, où trouver les sous en ces temps où les banques sont réticentes à se prêter entre elles? Et une fois le prêteur trouvé, quelle stratégie adopter? Doit-il opter pour un prêt à court ou à long terme? Ouvert ou fermé? À taux fixe ou variable?
Les experts à qui nous avons parlé penchent pour un taux fermé de un à quatre ans, tout en précisant qu'il n'y a pas d'urgence à se financer pour ceux qui ont la possibilité d'attendre, car les taux pourraient encore baisser. Ceux-ci ont d'ailleurs commencé à décroître à la fin de novembre, souligne Mathieu D'Anjou, économiste au Mouvement Desjardins.
Les banques canadiennes comme la Royale, la Nationale et le Mouvement Desjardins affichaient au début de décembre 2008 un taux hypothécaire de cinq ans de 6,95 %. Une baisse de 0,25 %. ING Direct et les autres banques qui n'ont pas de réseau de succursales offraient un prêt à cinq ans à 5,25 %.
Il s'agit des taux pour un prêt fermé. Ce type de prêt, le plus courant sur le marché, offre un taux garanti pendant tout le terme. Des pénalités s'appliquent cependant en cas de remboursement complet de l'hypothèque avant l'échéance. Une situation qui survient, par exemple, lors de la vente de la propriété.
Le prêt ouvert permet au contraire à l'emprunteur de le rembourser en tout temps, sans pénalités. Cette souplesse intéressera ceux qui anticipent une baisse de taux ou qui souhaitent vendre rapidement leur maison. Elle a toutefois un prix: le taux d'intérêt pour un prêt ouvert d'une durée d'un an était à 8,25 % au début de décembre 2008.
